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MERENPTAH
Mérenptah,
13e fils de Ramsès II, exercait des responsabilités
éminentes à la tête du royaume dès
l'an 40 de son père. Il est déjà
âgé lorsqu'il devient roi.

Statue de son temple funéraire
L'Egypte en péril
En l'an 2 de son
règne, il mandate un recensement général
des biens des temples.
En l'an 5, l'Egypte
doit faire face à une invasion menée par
les Libou, dirigés par leur chef, Meryey. Ceux-ci
viennent probablement du Sud-Ouest, pénètrent
en Moyenne Egypte et traversent le Nil. Ils trouvent
des alliés parmi les "Peuples de la mer",
et peut-être aussi parmi des populations déjà
installées dans le Delta. Ils sont en tout plus
de 10 000. Des villes sont assiégées.
Dans le même temps, des révoltes éclatent
en Nubie et au Levant.
Il faut un an pour
que les armées égyptiennes parviennent
à vaincre. Aucun envahisseur n'avait atteint
la Vallée du Nil depuis le règne d'Ahmosis.
Une victoire éternisée
dans la pierre
Au cours de ses 9
ou 19 années de règne (plus haute date
des documents : an 10), Mérenptah se réattribue
un nombre considérable duvres antérieures
(notamment d'Amenhotep III), peut-être afin d'invoquer
la puissance d'ancêtres prestigieux.
Memphis, que Mérenptah affirme avoir délivré
d'un siège, fait l'objet d'une attention particulière
: des constructions sont attestées dans le temple
de Ptah ; un palais, découvert en 1914, y est
aussi édifié. A Héliopolis, deux
colonnes en granit rose, sans doute purement décoratives,
ont été retrouvées. Elles commémoraient
la victoire sur les Libou. Plusieurs monuments ont également
été mis au jour à Athribis, dont
une stèle sur le même thème. La
capitale dynastique, Pi-Ramsès, a dû aussi
être embellie ; quelques restes transportés
à Tanis par la suite en témoignent.
En Haute Egypte,
il fait bâtir à el-Babeyn et Hermopolis
Magna (Achmouneïn). Dans le temple d'Amon-Rê
à Karnak, il décore la cour du VIIe pylône,
notamment par une grande inscription datée de
l'an V, relatant la victoire du roi. A Thèbes-Ouest,
Mérenptah fait édifier un temple funéraire
aujourd'hui presque entièrement arasé,
découvert par W. M. F. Petrie en 1896. Ce temple
contenait une version complète de la stèle
dite "d'Israël", fameuse car comportant
ce qui est encore aujourd'hui la plus ancienne référence
à Israël, dont le nom figure simplement
dans une longue énumération de nations
vaincues.
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