La Sagesse de l'Egypte Ancienne

Les sagesses forment le début de la production littéraire en Égypte. Il s'agit d'instructions d'un maître à son élève, ou d'un père à son fils, lesquelles, depuis l'Ancien Empire jusqu'à la Basse Époque, ont constamment été gratifiés de noms de rois ou de haut fonctionnaires.Si l'art égyptien est anonyme, la litérature, quand il s'agit de Sagesse débute par le nom de l'auteur. L'écrivain se met en avant, et le lecteur sait tout de suite qui lui parle. Ces sagesses servent à la formation générale dans les écoles et, pour cette raison, nous sont souvent parvenues en plusieurs exemplaires, principalement dans des copies tardives d'écoliers sur Papyrus et ostracas. Le but principal de ces textes est de fournir, pour chaque situation de la vie, la possibilité de se conformer aux coutumes et aux bons usages établis. Dans l'optique de la philosophie égyptienne de la vie, cela correspond à la connaissance de Maat. Par des conseils appropriés, les sagesses tentent de résoudre dans le respect de Maat les conflits qui perturbent les relations sociales. Dans l'Ancien Empire, monde stable, encore intact et marqué par la volonté divine, les instructions se limitent à des règles de courtoisie et de bienséance. Après l'effondrement de l'Ancien Empire, elles glorifient le fonctionnaire dans son rôle de soutien de l'état et propagent l'idéal de fidélité au roi, cependant que deux enseignements rédigés par des souverains mettent aussi en évidence l'aspect humain des gouvernants. Les sagesses du Nouvel Empire et de la Basse Époque mettent l'accent sur les relations de l'homme à dieu.