Le sport en Egypte ancienne

C'est à Beni Hassan que se trouvent les témoignages et illustrations de la pratique par les Egyptiens de certaines pratiques sportives dont certaines, comme la lutte, la boxe, la gymnastique et le Hokey, ne semble pas très éloignées des pratiques modernes.Les sports comme la lutte, la boxe étaient pratiqués par les hommes et par les garçons qui les inséraient dans leur jeux.Les femmes préféraient la gymnastique et la danse. Ces deux disciplines n'en formaient d'ailleurs qu'une seule. Sur un ostraca, un artiste a dessiné une danseuse effectuant gracieusement une figure accrobatique. Il semblerait que les danseuses étaient des servantes qui se produisaient devant le maître et éxécutaient toutes sortes d'exercices.

La tombe de Béni Hassan

Béni Hassan est la nécropoles où furent enterrés les princes du XVIème nome de Haute Egypte. Elle comporte un ensemble de plus de douze tombes.Les peintures découvertes à l'intérieur de ces tombes sont un hymne à la vie du peuple et des nobles de la XIIème dynastie.Ces tombes comptent parmis les plus intéressantes. On peut y voir les administrateurs de Béni Hassan percevaient les impôts ou pesaient l'or destiné au Trésor public ainsi que d'autres occupations, les marécages luxuriants aux confins des terres cultivées, le désert, la faune,...L'une des tombes illustrées de scènes de lutte est la tombe de Baqet. On y voit différents personnages se livrant à se sport:

La lutte

On ne sait si la lutte est d'origine égyptienne. Le premier manuel technique de lutte a été retrouvé sur un relief d'une sépulture de la Vème dynastie. D'autres fresques ont été retrouvées dans d'autres nécropoles.La lutte, c'est le combat de deux personnes, corps à corps, chacun des adversaires cherchant à vaincre l'autre par des actions techniques et tactiques en employant aussi tout son potentiel physique et psychique.Voici un exemple des tournois de lutte en Egypte : l'un des lutteurs soulève son adversaire, il le jette avec adresse sur le sol, mais, rapide comme l'éclair, l'autre se relève et reprend le combat. Tout cela ne se passait pas en douceur et parfois, l'un des lutteurs est emporté de la lice.

Les autres sports

En plus de la lutte, il y avait l'escrime au bâton, restée pendant longtemps une activité que l'on peut encore observer dans les villages et même les quartiers populaires. Les escrimeurs évitaient les coups de l'adversaire au moyen de courroies liées autour du bras gauche.Les femmes pouvaient aussi se livrer à des jeux de balles et pouvaient lors de ce jeu se retrouvaient sur les épaules de leurs compagnes.Les Egyptiens pratiquaient aussi un sport qui se rapproche du hockey sur gazon. Il est joué avec un bâton en branche de palmier et la balle est en fibre de Papyrus. Il se joue toujours à la campagne.La boxe est illustrée dans la tombe de Mery Ra et celle de Ptah Hotep à Saqqarah. On y voit n boxeur dans une position où il se prépare à donner un coup à un adversaire qui lui tente de se protéger.Une curieuse structure, trouvée auprès des restes d'un groupe de maisons de deux pièces et remontant à l'époque ptolémaïque, a été découverte dans le Fayoum. Il s'agit d'une dalle de pierre comportant deux trous, l'un rond, l'autre carré et de deux boules de pierre dont le diamètre leur permet de remplir les trous. Il pourrait s'agir d'un terrain de bowling.La chasse peut aussi être considérée comme un sport. Elle était plus particulièrement réservée aux nobles.

Pharaon et le sport

Le pharaon est un chef de guerre et à ce titre, il doit s'entraîner. Il doit manifesté sa vigueur et combattre les animaux maléfiques.Le roi se divertit de la même façon que les notables de sa cour: il chasse la sauvagine; pêche dans les marais du Fayoum; tire les gazelles à Giza ou Héliopolis, les urus au Ouâdi natroun et les onagres en Syrie; combat le lion ou l'hippopotame... Il sait donc se servir de l'épieu et de l'arc.Certaines chasses aux fauves, l'envoûtements de bêtes incarnant nle chaos a un caractère rituel. Ces sports sont aussi un moyen pour le roi régnant de rappeler son habileté infaillible et sa vertu juvénile.Ainsi, Thoutmosis III commémore une chasse au rhinocéros; Aménophis III émet des scarabées pour rappeler qu'il tua 102 lions en 10 ans... Un souverain avoue même que la culture physique fait partie d'une éducation de prince. Ce fut Aménophis II qui médiatisa le plus les pertformances dont il était capable pour démontrer sa prédisposition naturelle à monter sur le trône.